My Little Corner of The World

08 août 2012

Onigiri réussi \o/

Quand j'étais petite et que je me levais assez tôt pour ne pas râter les animes du Club Dorothée, non seulement j'enviais les costumes kitchou des magical girls mais je bavaiiiis litterallement devant la nourriture... eh oui, si jeune, déjà.

J'étais admirative de la façon dont Ranma mangeait ses nouilles ou de combien de gâteaux pouvait engloutir Sailor Moon, sans parler de la vitesse record à laquelle Sangoku dévorait son bol de riz. 

miam1

Ca ne me serait même pas venu à l'esprit de réaliser quelque recette que ce soit une fois devenue grande (oui parce qu'adulte, y'a encore du boulot). Parcourant depuis peu quelques blogs d'expatriés au Japon, je découvre alors un blog culinaire super chouette "A vos baguettes"... je tombe sur la recette de l'onigiri, triangle de riz fourré (ou pas). Je décide de tenter le coup le soir venu ! Evidemment, pas de riz japonais en stock, j'ai du thaï, ça devrait le faire.. Et j'ai réussi. J'en reviens toujours pas car réaliser un snack japonais ne me serait même pas venue à l'idée tellement c'était de l'ordre du fantasme enfantin donc impossible à faire (eh ouiiii ^___^).

J'ai donc fourré l'onigiri avec des crevettes coupées en tout petits morceaux... puis je les ai badigeonné de soja. Miam miam ! La forme n'est pas parfaite, pas de nori mais c'était bon quand même et la fierté était au rendez-vous.

miam2

A midi, j'ai cuisiné une omelette japonaise toute fine et roulée, qu'on appelle tamago yaki... on ne m'arrête plus !

Prochaine étape le bento ? Naaaaan... trop newbie encore. Mais ça laisse rêveuse.

Itadakimasuuuuu !

tumblr_lhr9kfAxbo1qejraeo1_500

Posté par reira-chan à 13:17 - Commentaires [0]

06 août 2012

Evidemment je suis en retard, je marche de longues minutes après la sortie du métro, à la recherche de cette adresse qui semble être au bout de la rue. Je suis dans l'upper east side, quartier froid et résidentiel de New York City - il n'y a que des pressing dans le coin. J'arrive devant un immeuble qui ne paye pas de mine mais je dois montrer pâte blanche au concierge pour monter les étages. Il m'annonce. Je suis autorisée à montrer malgré mon retard flagrant.

J'avais rendez-vous 3 jours plus tôt avec un avocat, sur Broadway dans un cabinet super chic. Arrivée à l'accueil, je donne mon nom et celui de la personne avec qui j'ai rendez-vous, mais j'annonce un date (=rendez-vous galant) au lieu appointment (=rendez-vous) au standardiste. Je monte et arrive dans un bureau chaleureux tout d'acajou et tapisseries murales... un vieux type aux cheveux blancs se présente et m'invite à le suivre. Il m'explique le job, je lui parle vite-fait de mon expérience. Dix minutes plus tard, je suis engagée. Je me félicite de n'avoir pas ri en découvrant ses dents tordues.

C'est mon premier jour de boulot, je dois accompagner une petite à l'école & lui apprendre le français. Une japonaise m'ouvre, de 30 ans de moins que le type aux dents pourris, elle est en train de donner à manger aux enfants, tiens y'en a deux... j'ai dû mal comprendre. Bref. Je me présente et me confonds en excuse pour le retard. Moi pauvre fille perdue dans grande ville (tu parles). Elle ne trouve pas utile de me présenter aux enfants. Elle part habiller la grande, je la suis et elle me demande de prendre sa relève. Bien-sûr, la petite n'apprécie pas qu'une inconnue lui enfile son uniforme. La gamine me montre son livre de Français imagé. Elle récite. C'est pas terrible cet accent, mademoiselle. Je l'apprivoise petit à petit. Viens l'heure de l'accompagner à l'école française, je suis le mouvement, la mère est muette, je me demande ce que je fais là... mais je pense à la paye qui risque d'être royale.

Retour à l'appartement après avoir déposé la petite, et je m'interroge de plus en plus sur ma venue, je suis sensée apprendre le français à la petite, mais ça risque d'être difficile si elle est à l'école. La mère me demande de ranger la cuisine. Euh. Ok. Riches mais sales. Va faire la vaisselle de crados sans liquide vaisselle, va. Elle me demande ensuite de laver le sol. Là, je comprends que je suis la boniche de service, finalement. Je prends sur moi. Elle me sort un balai espagnol du placard. J'attends le sot. Y'en n'a pas. J'attends le produite. Y'en n'a pas. Elle me conseille alors de le passer sous le robinet, dans l'évier de la cuisine. Super hygiènique. J'exécute bêtement. Comment j'essore ? J'essore pas. Ok.

C'est l'heure de la sieste pour le bébé dont j'ignorais l'existence. Je visualise où sont posées mes affaires dans l'appartement, et me précipite sur celles-ci une fois la bonne femme le dos tourné. Je m'enfuis tout bonnement de ce trou à rats de riches dégueulasses.

Vite, vite, ascenceur, dépêche !

Enfin.

Arrivée en bas, je trace comme une fusée et le doorman m'accoste en me demandant d'où je viens avec cet accent, mais j'ai pas le temps de taper la causette mon ami, je m'enfuis de mon premier jour de travail là tout de suite.

C'était une journée pour flâner à Central Park de toute façon.

central

Posté par reira-chan à 13:21 - Commentaires [0]